Et de un..

Après plusieurs essais infructueux du fait des conditions climatiques (froid, vent ou pluie) ou du manque de temps nécessaire, nous avons enfin pu bâcher notre premier nouveau tunnel. Les arceaux métalliques attendaient depuis quelques mois qu’une bâche plastique de serre vienne les recouvrir. Avant tout, nous avons “gratté” la futures planches pour fendre le sol en afin que l’eau et les racines puisse s’infiltrer.

Passage de dents pour fissurer le sol

Cela était nécessaire, le sol ayant été malmené lors du terrassement nécessaire à la pose du tunnel et les piétinements et passages d’outils lors du montage des arceaux.  Nous avons monté les planches et avons épandu un peu de fumier composté, les premières cultures qui vont occuper ce nouveau tunnel étant des melons et des pastèques.

Tranchées avant pose des plastiques
Pose des plastiques

Nous avons creusé une tranchée de chaque côté du tunnel afin de pouvoir enterrer les bâches plastiques directement lors de la pose.

Nous avons enfin pu recouvrir les arceaux de largeurs de bâches que nous avons lesté directement avec quelques pelletées de terre. Pour éviter que les bâches ne s’envolent, nous avons refermé la tranchée tout de suite et les avons fixées à l’extrémité de chaque ouverture.

Fermeture des tranchées après pose des plastiques

Aussitôt bâché, nous avons installé l’irrigation et planté nos melons et nos pastèques qui patientaient depuis une petite semaine dans un autre tunnel…

Premières cultures en place sous ce nouveau tunnel

 

Deux planches d’échalotes désherbées…
  • Mais pendant que nous nous occupions de ce tunnel, l’herbe a continué de pousser, en particulier dans nos oignons de garde et échalotes. Nous avons donc commencé à faire un désherbage manuel, toujours très “visible” sur deux planches mais il en reste encore….une vingtaine!

    Une vingtaine à désherber!
  • Nous avons terminé la pose des ficelles de support de nos aubergines afin qu’elles produisent de jolis fruits.

    Palissage des aubergines
  • Nous en avons profité pour les tailler un peu et en retournant certaines feuilles un peu “habitées” par des pucerons, nous avons pu apercevoir une larve de coccinelle moins courante que les coccinelles à sept points “classiques” : la Scymnus spp, qui lorsqu’elle est au stade larvaire ressemble à une cochenille (filaments blancs) mais reste une prédatrice efficace de pucerons!

    Larve de coccinelle Scymnus spp, au milieu de ses proies (pucerons)

Anniversaire Coin de Ferme – Tarare

Le magasin de producteurs “Coin de ferme” à Tarare, au sein duquel nous sommes associés, va fêter ses 4 ans.

A cette occasion, différentes animations sont proposées les vendredi 25 et samedi 26 mai, dont une paella paysanne à base d’épeautre, le vendredi soir – Pensez à réserver!

25 et 26 mai 2018
Anniversaire Coin de Ferme- Tarare

Activités printanières

  • Avant de planter nos cultures sous tunnels et en plein champ, nous apportons de quoi les nourrir durant toute leur croissance. Sur certaines, nous épandons du fumier.
    Chargement de l’épandeur avec minipelle

    Mais cela prendrait énormément de temps “à la main”, alors nous nous sommes mécanisés pour réaliser les épandages. Le fumier nous est livré en tas, nous le reprenons à l’aide de notre minipelle, équipée d’une fourche, pour le charger dans notre épandeur. C’est avec cet épandeur adapté que nous apportons le fumier directement sur les planches de culture, sans trop en déverser sur les allées (zone peu ou pas prospectée par les racines de nos légumes).

    Fumier épandu sur les planches en plein champ
Palissage expérimental de nos petits pois
  • Nos petits pois et pois gourmands de plein champ commençaient à se coucher au sol, nous avons essayé une nouvelle  technique pour les palisser : nous avons fait tenir des treillis métalliques entre des poteaux bois, maintenus avec des ficelles. Nous verrons le résultat dans quelques semaines.

  • Sous nos tunnels les cultures poussent  vite et nos tomates, en particulier, avaient bien besoin que nous nous occupions d’elles. Nous les avons donc taillées et entourées autour de leurs ficelles pour qu’elles poussent en hauteur et non sur le sol!
    Tomates taillées et palissées

    Elles poussent d’ailleurs tellement bien, que nos premiers fruits sont formés.Il ne reste plus qu’à ce qu’ils murissent sans encombres!

    Premières tomates nouées
  • Toujours sous nos tunnels, ce sont les aubergines qui ont nécessité notre intervention.
    Adulte de doryphores et dégâts sur aubergines

    Hormis la taille et le palissage dont elles ont bénéficié, c’est aussi un passage manuel que nous avons réalisé…de destruction manuelle  de doryphores! En effet, de nombreux adultes ont émergés ces derniers jours, grignotant généreusement nos plants d’aubergine et pondant de nombreux œufs (vidéo).

Femelle doryphore en train de pondre ses oeufs

La seule solution pour les détruire est d’écraser ces plaques d’œufs entre les doigts …..et de renouveler cette action plusieurs fois par semaine.

La même, après “traitement mécanique”
Ponte de doryphore intacte

 

Elles relèvent la tête..

..nos cultures!

  • Et ce n’est pas toujours évident pour elles! Le printemps est toujours une saison intermédiaire et certaines semaines nos cultures ont bien du mal à suivre. Nous venons d’implanter  notre culture d’aubergine ainsi que la majorité de nos tomates (celles implantées précédemment  sont moins nombreuses et dédiées à obtenir des fruits plus précoces).   Mais lorsque les plants, qui étaient jusque là les uns contre les autres dans une caisse avec leurs racines entrecroisées et au frais, se retrouvent seuls plantés dans le sol c’est un peu brutal pour eux. Cela est encore plus vrai si ce même jour le soleil fait monter la température dans le tunnel.
Tomate toutes justes plantées et arrosées

Mais si nous prenons garde à bien les arroser après plantation, ils se redressent assez vite et au bout de quelques jours commencent à émettre de nouvelles racines pour reprendre.

Tomates récemment plantées et redressées!
Courgettes de plein champ
  • Nos cultures de courgettes de plein champ et sous abris ont quand à elles bien repris. Celles de plein champ, qui ont du braver une petite vague de “froid”vont devoir attendre encore quelques semaines avant de former leurs premiers fruits alors que celles plantées sous tunnels ont commencé. Un plant de courgette porte des fleurs mâles et des fleurs femelles. Ce sont les fleurs femelles qui forment les courgettes que nous consommons, les fleurs mâles apportent le pollen qui fécondera les fleurs femelles, mais pas sans l’aide des insectes pollinisateurs.
Jeune plant de courgette avec ses premiers fruits
  • Nous avons également pu planter notre principale série de pommes de terre de conservation (même chose que pour les tomates, les pommes de terre implantées plus précocement sont uniquement destinées à obtenir des pommes de terre précoces). Avant de les planter nous avions mis nos tubercules à germer, au chaud mais pas trop!
Caisses de pomme de terre germées prêtes à planter

Cela fait quelques caisses à planter mais avec notre planteuse, cela se passe assez bien et c’est toujours plus plaisant de travailler à deux (enfin trois avec le chauffeur du tracteur)!

Plantation de pommes de terre nouvelles, avec notre planteuse

Nos petits pois et fèves continuent de grandir et comme bien souvent les pucerons les ont rapidement colonisés. Depuis quelques jours, c’est avec plaisir que l’on observe les premiers adultes de coccinelles qui festoient au milieu des colonies.

Coccinelles en plein repas