Tous les articles par Nadine

Ca commence à chauffer

et pas seulement pour les légumes!

Cardons binés

Après de longues semaines sans vraiment apercevoir le soleil, le voilà enfin qu’il montre ses rayons et semble bien s’installer. Nous avons donc pu (enfin) atteler notre bineuse, c’est à dire la fixer à l’arrière du tracteur. La bineuse est un outil qui permet de gratter le sol entre les rangs, avec différents types de dents afin d’atteindre différentes profondeurs et réaliser un travail plus ou moins près du rang de culture. Nous avons biné toutes les cultures dans lesquelles il était possible de passer : courges, courgettes, choux, cardons, panais, carottes haricots, poireaux… enfin tout ce que nous avons pu. En plus de permettre de détruire de l’herbe, cela permet également de décrouter et aérer le sol, longuement tassé par les pluies diluviennes de ce printemps, et de relancer la minéralisation de l’azote, nécessaire à la croissance des cultures.

Haricots binés à gauche, pas encore à droite
Aromatiques binés entre et sur le rang

Notre bineuse ne passe pas encore vraiment sur le rangs (sur la ligne de plantation, entre les plants). C’est donc à la binette, manuelle, et à la main que nous sommes passées sur les cultures plus sensibles.

Récolte des pommes de terre à l’arracheuse

Côté récoltes, nous avons terminé de récolter nos pommes de terre nouvelles sous abris et avons débuté les récoltes sur celles de plein champ.

Parcelle de pommes de terre

 

Ces jours, nous avons également pris le temps, à l’aide de quelques amapiens, de commencer le bardage en bois de notre point de vente à la ferme. Nous l’avions isolé avec de la laine de bois, puis protégée celle-ci avec un pare-pluie pour passer l’hiver.

Point de vente protégé par un pare-pluie
Début de pose du bardage

Cela n’est pas    terminé, mais le résultat nous plait déjà beaucoup!

 

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Vivement l’été

Cette fin de printemps n’est pas plus évidente que le début de celui-ci. L’eau tombant tous les jours, il nous est bien difficile de pouvoir faire des passages mécaniques (avec tracteur) pour biner et limiter la croissance de l’herbe. Les seules solutions qui nous restent sont les passages manuels avec de petits outils “à pousser” ou des binettes et bien sûr à la main. C’est un travail toujours un peu long et fastidieux mais qui a l’avantage d’être bien visible! En effet, nos échalotes avaient de l’herbe bien au-dessus d’elles et après notre passage, cela va déjà un peu mieux.

Désherbage manuel de nos échalotes

Pour éviter la levée de l’herbe, nous essayons de mettre en place des faux semis (faire lever l’herbe et la détruire avant de semer) à l’aide de toiles noires occultantes, ne laissant pas passer la lumière mais activant la levée de l’herbe. Nous avons employé cette technique avant nos semis de carottes.

Semis de carottes après faux semis (toiles d’occultation)

Pendant ce temps, nos tomates et aubergines sous tunnels continuent de pousser et avaient bien besoin que nous les “élaguions”. Cela leur permettra de se concentrer sur la production de fruits.

..et de nos aubergines
Taille de nos tomates…

 

 

 

 

 

 

Cette semaine nous également pris le temps de faire des betteraves cuites sous vide. Après avoir préparées et lavées nos betteraves crues, nous les avons ensachées dans des sachets spéciaux. A l’aide d’une machine sous vide (petite vidéo), l’air est entièrement retiré du sachet  avant que celui-ci ne soit soudé. Ensuite les betteraves sont cuites et peuvent être vendues ainsi. Leur chair est fondante et elles se conservent plusieurs semaines ainsi.

Sachets de betteraves avant mise sous vide
Les mêmes après

 

 

En vente sur notre point de vente à la ferme!

 

 

 

 

 

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Et de un..

Après plusieurs essais infructueux du fait des conditions climatiques (froid, vent ou pluie) ou du manque de temps nécessaire, nous avons enfin pu bâcher notre premier nouveau tunnel. Les arceaux métalliques attendaient depuis quelques mois qu’une bâche plastique de serre vienne les recouvrir. Avant tout, nous avons “gratté” la futures planches pour fendre le sol en afin que l’eau et les racines puisse s’infiltrer.

Passage de dents pour fissurer le sol

Cela était nécessaire, le sol ayant été malmené lors du terrassement nécessaire à la pose du tunnel et les piétinements et passages d’outils lors du montage des arceaux.  Nous avons monté les planches et avons épandu un peu de fumier composté, les premières cultures qui vont occuper ce nouveau tunnel étant des melons et des pastèques.

Tranchées avant pose des plastiques
Pose des plastiques

Nous avons creusé une tranchée de chaque côté du tunnel afin de pouvoir enterrer les bâches plastiques directement lors de la pose.

Nous avons enfin pu recouvrir les arceaux de largeurs de bâches que nous avons lesté directement avec quelques pelletées de terre. Pour éviter que les bâches ne s’envolent, nous avons refermé la tranchée tout de suite et les avons fixées à l’extrémité de chaque ouverture.

Fermeture des tranchées après pose des plastiques

Aussitôt bâché, nous avons installé l’irrigation et planté nos melons et nos pastèques qui patientaient depuis une petite semaine dans un autre tunnel…

Premières cultures en place sous ce nouveau tunnel

 

Deux planches d’échalotes désherbées…
  • Mais pendant que nous nous occupions de ce tunnel, l’herbe a continué de pousser, en particulier dans nos oignons de garde et échalotes. Nous avons donc commencé à faire un désherbage manuel, toujours très “visible” sur deux planches mais il en reste encore….une vingtaine!

    Une vingtaine à désherber!
  • Nous avons terminé la pose des ficelles de support de nos aubergines afin qu’elles produisent de jolis fruits.

    Palissage des aubergines
  • Nous en avons profité pour les tailler un peu et en retournant certaines feuilles un peu “habitées” par des pucerons, nous avons pu apercevoir une larve de coccinelle moins courante que les coccinelles à sept points “classiques” : la Scymnus spp, qui lorsqu’elle est au stade larvaire ressemble à une cochenille (filaments blancs) mais reste une prédatrice efficace de pucerons!

    Larve de coccinelle Scymnus spp, au milieu de ses proies (pucerons)

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Anniversaire Coin de Ferme – Tarare

Le magasin de producteurs “Coin de ferme” à Tarare, au sein duquel nous sommes associés, va fêter ses 4 ans.

A cette occasion, différentes animations sont proposées les vendredi 25 et samedi 26 mai, dont une paella paysanne à base d’épeautre, le vendredi soir – Pensez à réserver!

25 et 26 mai 2018
Anniversaire Coin de Ferme- Tarare

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Activités printanières

  • Avant de planter nos cultures sous tunnels et en plein champ, nous apportons de quoi les nourrir durant toute leur croissance. Sur certaines, nous épandons du fumier.
    Chargement de l’épandeur avec minipelle

    Mais cela prendrait énormément de temps “à la main”, alors nous nous sommes mécanisés pour réaliser les épandages. Le fumier nous est livré en tas, nous le reprenons à l’aide de notre minipelle, équipée d’une fourche, pour le charger dans notre épandeur. C’est avec cet épandeur adapté que nous apportons le fumier directement sur les planches de culture, sans trop en déverser sur les allées (zone peu ou pas prospectée par les racines de nos légumes).

    Fumier épandu sur les planches en plein champ
Palissage expérimental de nos petits pois
  • Nos petits pois et pois gourmands de plein champ commençaient à se coucher au sol, nous avons essayé une nouvelle  technique pour les palisser : nous avons fait tenir des treillis métalliques entre des poteaux bois, maintenus avec des ficelles. Nous verrons le résultat dans quelques semaines.

  • Sous nos tunnels les cultures poussent  vite et nos tomates, en particulier, avaient bien besoin que nous nous occupions d’elles. Nous les avons donc taillées et entourées autour de leurs ficelles pour qu’elles poussent en hauteur et non sur le sol!
    Tomates taillées et palissées

    Elles poussent d’ailleurs tellement bien, que nos premiers fruits sont formés.Il ne reste plus qu’à ce qu’ils murissent sans encombres!

    Premières tomates nouées
  • Toujours sous nos tunnels, ce sont les aubergines qui ont nécessité notre intervention.
    Adulte de doryphores et dégâts sur aubergines

    Hormis la taille et le palissage dont elles ont bénéficié, c’est aussi un passage manuel que nous avons réalisé…de destruction manuelle  de doryphores! En effet, de nombreux adultes ont émergés ces derniers jours, grignotant généreusement nos plants d’aubergine et pondant de nombreux œufs (vidéo).

Femelle doryphore en train de pondre ses oeufs

La seule solution pour les détruire est d’écraser ces plaques d’œufs entre les doigts …..et de renouveler cette action plusieurs fois par semaine.

La même, après “traitement mécanique”
Ponte de doryphore intacte

 

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Elles relèvent la tête..

..nos cultures!

  • Et ce n’est pas toujours évident pour elles! Le printemps est toujours une saison intermédiaire et certaines semaines nos cultures ont bien du mal à suivre. Nous venons d’implanter  notre culture d’aubergine ainsi que la majorité de nos tomates (celles implantées précédemment  sont moins nombreuses et dédiées à obtenir des fruits plus précoces).   Mais lorsque les plants, qui étaient jusque là les uns contre les autres dans une caisse avec leurs racines entrecroisées et au frais, se retrouvent seuls plantés dans le sol c’est un peu brutal pour eux. Cela est encore plus vrai si ce même jour le soleil fait monter la température dans le tunnel.
Tomate toutes justes plantées et arrosées

Mais si nous prenons garde à bien les arroser après plantation, ils se redressent assez vite et au bout de quelques jours commencent à émettre de nouvelles racines pour reprendre.

Tomates récemment plantées et redressées!
Courgettes de plein champ
  • Nos cultures de courgettes de plein champ et sous abris ont quand à elles bien repris. Celles de plein champ, qui ont du braver une petite vague de “froid”vont devoir attendre encore quelques semaines avant de former leurs premiers fruits alors que celles plantées sous tunnels ont commencé. Un plant de courgette porte des fleurs mâles et des fleurs femelles. Ce sont les fleurs femelles qui forment les courgettes que nous consommons, les fleurs mâles apportent le pollen qui fécondera les fleurs femelles, mais pas sans l’aide des insectes pollinisateurs.
Jeune plant de courgette avec ses premiers fruits
  • Nous avons également pu planter notre principale série de pommes de terre de conservation (même chose que pour les tomates, les pommes de terre implantées plus précocement sont uniquement destinées à obtenir des pommes de terre précoces). Avant de les planter nous avions mis nos tubercules à germer, au chaud mais pas trop!
Caisses de pomme de terre germées prêtes à planter

Cela fait quelques caisses à planter mais avec notre planteuse, cela se passe assez bien et c’est toujours plus plaisant de travailler à deux (enfin trois avec le chauffeur du tracteur)!

Plantation de pommes de terre nouvelles, avec notre planteuse

Nos petits pois et fèves continuent de grandir et comme bien souvent les pucerons les ont rapidement colonisés. Depuis quelques jours, c’est avec plaisir que l’on observe les premiers adultes de coccinelles qui festoient au milieu des colonies.

Coccinelles en plein repas

 

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Tranquillement, le soleil revient..

Et avec lui et la chaleur qu’il  apporte, les cultures en place démarrent bien.

  • Nos pommes de terre nouvelles, qui avaient subi des gelées, sont bien reparties et offrent désormais un joli feuillage.  Les premières récoltes ne devraient pas tarder, si rien ne vient les perturber entre temps.
Pommes de terre nouvelles bien reparties après des dégâts de gel
Plantation des pommes de terre en plein champ
  • En plein champ aussi, nos pommes de terre sont en place, depuis cette semaine. Nous les avons plantées à l’aide de notre planteuse, pour celles directement installées sur des planches travaillées. Nous en avons planté une manuellement, sur plastique noir pour espérer plus de précocité (effet thermique du plastique noir).
  • Lorsque les épisodes pluvieux alternent avec des épisodes de vent et de soleil, la surface du sol a tendance à faire une “croute” sèche,à travers laquelle l’air et l’eau ne circulent plus. Dès que les conditions le permettent, nous essayons de casser cette croute avec des moyens mécaniques.

Sur notre culture d’ail de plein champ et nos carottes sous abris, nous sommes passés entre rangs avec une binette manuelle et avons supprimé les mauvaises herbes sur le rang à la main.

Ail biné manuellement
  • Sur nos petits pois et nos fèves de plein champ, nous avons fait la même choses mais avec notre bineuse. Le résultat est toujours aussi beau : le sol est ameubli en surface entre les rangs de culture.
    Petits pois et fèves binés mécaniquement
    Plants d’oignons en attente de plantation

    Cette semaine est aussi une semaine de grande plantation, celle des oignons de garde, en motte. Les plants sont arrivés en début de semaine, nous les avons fait attendre dans un tunnel avant de les planter. Nous voulions terminer la fabrication d’un rouleau marqueur destiné exclusivement aux plantations d’oignons (forte densité sur le rang). Nous voulons mettre toutes les chances de notre côté pour biner nos cultures le plus tôt et le plus rapidement possible.

En fin de semaine, notre rouleau marqueur était fin prêt et la météo nous a permis de le tester.  A l’usage,  il est à peine assez lourd et les marques sont justes visibles alors que nous cherchions à faire une marque plus nette et droite.

Nous avons tout de même pu planter nos oignons rouge, jaune et nos échalotes en quelques heures. C’est un bon début.

Oignons en motte plantés!

 

  • La présence plus importante du soleil permet également aux insectes de réapparaître. Dans nos blettes, nous avons aperçu de nombreuses larves de Syrphes. Ce diptère (mouche) ressemble, au stade adulte, à une petite guêpe avec un vol saccadé.  Au stade larvaire, il ressemble à une toute petite limace mais qui n’a rien à voir avec! La larve de Syrphe consomme de nombreux pucerons et si elles sont présentes c’est bien qu’elles ont de quoi manger : quelques unes de nos cultures ont déjà quelques pucerons..
Larve de Syrphe

 

 

 

 

 

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A travers les gouttes

Ces dernières semaines, les jours commencent à “vraiment” croître et nos cultures les suivent. C’est une période de l’année où nous mettons en place nos cultures de printemps et en même temps celles qui vont nous permettre d’avoir des légumes tout l’hiver!

Autant dire que c’est une période “délicate”.

  • Nos petits pois et pois gourmands ont bien démarré et commençaient à chercher à quoi ils pouvaient bien s’aggriper pour continuer à pousser. Nous leur avons installé de jolis supports fait de gros piquets bois (énergiquement plantés) supportant un grillage à mouton maintenu par des ficelles
    Piqués bois, supports principaux aux extrémités des rangs

    Avec cela, ils vont pouvoir  passer à travers la maille du grillage à moutons*, fleurir et donner de jolies gousses de pois. En tout cas, nous avons tout fait pour.

    Planches de petits pois et pois gourmands palissés

    Jeunes petits pois, prêts à s’aggriper à travers leurs grillages

*Grillage initialement fabriqué pour parquer les ovins, nous ne nous lançons pas dans l’élevage animal, de pucerons ou à la rigueur mais rien de nourricier.

  • Avec des pluies tout les jours ou presque, il est difficile de préparer le sol dans de bonnes conditions. Les engrais verts (cultures non récoltées, installées pour préserver le sol en hiver) sont, cette année,  difficiles à détruire et le manque de soleil, de chaleur amplifient le phénomène. Malgré tout, nous avons tout de même pu planter nos premiers oignons de garde (récoltés à maturité, pour être vendus secs).

Ceux-ci étant plantés en bulbilles, nous avons pu essayer notre “nouvelle” planteuse. Elle n’est pas neuve, mais nouvellement chez nous. Nous l’avons un peu adaptée à nos conditions et la voilà attelée et en fonctionnement (démonstration ici).

Notre “nouvelle” planteuse à oignons

Le résultat aurait pu être pire et la conduite de la culture risque d’être compliquée avec beaucoup de débris végétaux non décomposés en surface.

Plantation d’oignons bulbille à la planteuse
  • Nous sommes également passés entre les gouttes pour semer nos carottes de printemps. Dès que nous le pouvons, nous occultons avant de semer. Cette technique consiste à anticiper notre préparation de sol, forcer un faux semis en couvrant le sol avec une toile hors sol sous laquelle les mauvaises herbes lèvent puis périssent en l’absence de lumière. Nous débâchons pour semer.
Semis de carottes, en conditions très moyennes

Cette fois ci, nous n’avions pas pu occulter avant le semis mais nous l’avons tout de même recouvert après afin que les graines de carottes puissent germer protégées des pluies intenses de ces jours. Nous retirons cette toile dès que les jeunes carottes lèvent.

Pose d’une toile pour protéger le semis

 

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